Le tourisme et la consommation privée sauvent la croissance marocaine

Dans une nouvelle étude
économique, le groupe français Crédit Agricole estime à 2,8% la
croissance du Maroc en 2019. Celle-ci serait tirée particulièrement par
la consommation privée et les activités touristiques, aux côtés des
investissements en infrastructures et dans le secteur de l’énergie ainsi
que l’industrie minière.

La croissance économique du Maroc atteindrait 2,8% en 2019, stable sur un an. Une hausse à la faveur particulièrement de la consommation privée qui croîtrait de 3% et des activités touristiques qui resteraient bien orientées. Les investissements en infrastructures et dans le secteur de l’énergie vont aussi soutenir l’activité aux côtés des industries minières. C’est ce qui ressort d’une nouvelle étude économique fraîchement publiée par le groupe Crédit Agricole France. «Les perspectives sont toutefois un peu contraintes par la décélération de la croissance des principaux partenaires du Maroc en zone euro. Celle-ci est globalement moins favorable en 2019 et 2020, avec des croissances de PIB revues à la baisse en France, en Espagne et en Italie», soulignent les experts du groupe français. Selon ces derniers, la croissance entre 2018 et 2019 ralentirait de 1,7 à 1,4% en France, de 2,6 à 2,3% en Espagne et de 0,7 à 0,2% en Italie. Plus généralement, dans la zone euro, la croissance du PIB freinerait à 1,2%, après 1,9% l’année dernière. Pour le Maroc, «les statistiques officielles confirment les premières estimations : la croissance du PIB s’est établie à 2,8% au premier trimestre, dans la lignée de l’année 2018», soutiennent les économistes de la banque française. Si le PIB non agricole progresse de 3,8% par rapport au premier trimestre 2018, les activités agricoles se contractent de 3,2%, en raison de précipitations médiocres en début d’année. «Toutefois, la consommation privée reste solide et ceci devrait se confirmer au cours des prochains trimestres. Les activités non agricoles restent assez soutenues en début d’année, notamment le secteur des phosphates qui bénéficie d’une forte demande mondiale et qui tire les activités minières, puisqu’il y contribue à hauteur de 90%», précisent-ils. Les autres activités minières bénéficient également d’une bonne tenue du cours des matières premières, particulièrement l’or. 
À noter que les prévisions du groupe Crédit Agricole France pour le Maroc sont en phase avec celles de Bank Al-Maghrib qui table aussi sur 2,8% en 2019. Pour 2020, le groupe bancaire français prévoit une augmentation de 3,1% du PIB marocain (contre 4% prévus par Bank Al-Maghrib). Pour ce qui est de l’inflation, Crédit Agricole France l’estime à 1% cette année puis le double en 2020, contre respectivement 0,6 et 1,2% prévues par la Banque centrale. 

Source: https://lematin.ma LIEN