On connaît les 3 candidats officiels à la reprise d’Alitalia

Alitalia intéresse 3 repreneurs : la compagnie des chemins de fer italiens, easyJet et Delta Airlines. Quelles sont les chances de chacun de l’emporter ?

Alitalia a officiellement présenté ce matin les 3 offres de reprise qui ont été déposées. Des offres qui vont désormais être décortiquées par les commissaires extraordinaires d’Alitalia avant la décision du ministère italien du développement économique. Voici les 3 candidats :

 

1/ Ferrovie dello Stato

La compagnie des chemins de fer italiens fait figure de favori. L’entreprise publique a effectivement les faveurs du gouvernement populiste dirigé par Matteo Salvini. Ce scénario n’est toutefois pas encore complètement bouclé. La presse italienne indique que la compagnie des chemins de fer italiens a posé un certain nombre de conditions, notamment l’entrée au capital d’une compagnie aérienne étrangère, afin de soutenir Alitalia. Ferrovie dello Stato appelle également à la mobilisation d’autres entreprises italiennes. A voir si le gouvernement italien acceptera ces conditions.

 

2/ EasyJet

La low cost britannique a fait part de son intérêt pour la compagnie italienne dès octobre 2017, affirmant que sa « proposition est en ligne avec sa stratégie actuelle pour l’Italie« . Un intérêt encore réaffirmé cette semaine. EasyJet souhaite pouvoir s’appuyer sur les opérations long-courriers d’Alitalia, afin d’étendre son réseau à l’international, poursuivant ainsi son programme « Worldwide by Easyjet ».

La low cost n’a toutefois communiqué aucun détail sur son offre. Selon la presse italienne, EasyJet serait prête à épauler la compagnie des chemins de fer italiens mais, pour s’engager, elle attend une restructuration d’Alitalia. Un point qui pourrait achopper avec le gouvernement italien, soucieux de préserver l’emploi.

 

3/ Delta Airlines

La compagnie américaine est la candidate de dernière minute selon les médias italiens. Une candidature confirmée du bout des lèvres par un porte-parole de la compagnie. Delta Airlines connaît bien Alitalia puisque les deux compagnies sont membres de l’alliance Skyteam. La compagnie américaine pourrait alors exploiter des synergies sur les routes vers les États-Unis, l’Amérique du Sud et l’Asie.

Delta Airlines souffre toutefois d’un handicap : si une compagnie aérienne non membre de l’Union européenne détient plus de 49% d’une compagnie européenne, cette dernière n’est plus considérée comme européenne et elle perd son accès au traité de ciel ouvert entre l’Europe et les États-Unis.

 

A noter que le groupe allemand Lufthansa et la low cost hongroise WizzAir ont finalement jeté l’éponge. Carsten Spohr, le PDG de Lufthansa, s’est justifié en affirmant qu’il était « hors de question d’investir aux côtés d’une entité publique« .

Aucune date n’a encore été communiquée pour l’annonce de l’offre qui sera retenue. En attendant, les médias italiens évoquent une quatrième possibilité : Alitalia pourrait finalement être vendue en deux morceaux et découpée entre ses opérations long-courriers d’une côté et ses opérations moyen-courriers de l’autre. A suivre !

 

Source: https://www.tourhebdo.com    LIEN